Le Professeur Moncayo est parti il y a quatre jours et espère parcourir 100 km. Deux policiers et trois proches l’accompagnent.

Il a annoncé qu’il le fera comme une nouvelle tentative pour faire pression en vue de la libération de son fils, le caporal Pablo Emilio Moncayo, séquestrés par les FARC depuis 12 ans.
Il y a quatre jours, l’enseignant démarra sa plus récente marche depuis la base militaire de Tolemaida, dans le Cundinamarca, chargeant sur ses épaules une croix comme symbole du poids qu’il porte « dans son âme et dans son corps » depuis 1997, quand Pablo Emilio fût capturé durant la prise du Mont Patascoy, Narino.
"Je suis un combattant et je suis convaincu que mon travail, mon effort, ma constance et mon amour, un jour, arriveront à lever les murs de la bêtise humaine", dit-il en conversation avec EL TIEMPO.
Le but, an arrivant à Bogota, dit-il, est de m’amarrer sur la croix que je porte actuellement, après avoir entrepris un parcours de plus de 100 km, qui hier l’avait amené à Silvania (Cundinamarca). "La croix, nous l’avons fabriqué et l’avons apportée de Ibagué", expliqua-t-il.
L’enseignant, qui avance accompagné de deux policiers et de trois proches, s’est montré étonné par le fait que l’Eglise n’a donné aucune réponse à ses nombreuses sollicitudes ainsi qu’à celles de Colombianos por la Paz pour qu’elle intercède dans la libération des 24 militaires retenus par les subversifs.
"Nous avons remis une pétition à l’Eglise, mais nous n’avons même pas obtenu une seule réponse", assura-t-il.
Aussi, je regrette profondément que parmi les neufs preuves de vie que les FARC ont adressées à Piedad Cordoba, lundi dernier, celle de Pablo Emilio n’apparaisse pas.
« C’est un martyre, c’est une sensation de terreur que j’ai ressenti quand j’ai su que je ne saurai rien de lui », dit-il.
Le « Marcheur pour la Paix » sorti de l’anonymat en 2006 quand il parcourut sept départements – depuis Narino jusqu’à la capitale du pays -, un effort qui lui permit de marcher plus de 1.200 km au cours de 46 jours.
Rédaction Politique.
EL TIEMPO.Un père d’otages des FARC se crucifiera en signe de protestation……….
"Ceci est le plus invraisemblable que doit faire un père de famille pour supplier qu’on libère son fils et que ce soit le Gouvernement qui ne facilite pas ce processus », fit remarqué celui que l’on connaît comme le Marcheur pour la Paix. Moncayo a démarré, il y a deux jours, une marche de 100 km en portant une croix, comme symbole – dit-il – du poids qu’il porte « dans son âme et dans son corps" depuis qu’en 1997 fût fait prisonnier par les FARC, Pablo Emilio.
Il fit remarqué que depuis lors commença le calvaire pour sa famille et le plus triste c’est que le Gouvernement est indifférent à cette douleur. C’est pour cela, conclu-t-il, que se crucifier est, simplement, un effort de plus pour la liberté.
Le professeur avertit que c’est une injustice qui est commise aux familles de séquestrés. "Il faut dénouer cet ego politicien, parce que ce sont nous, les familles, qui souffrons" ajouta-t-il.
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Sa marche, comme il l’explique, se terminera cette prochaine fin de semaine sur la Place Bolivar, où il se crucifiera ayant pour objectif d’attirer l’attention du Gouvernement face aux difficultés qui se sont présentées dans la libération de son fils.
Rc/acl
Prensa Latina.