« Ils ont dit qu’ils veulent en finir avec la famille, qu’ils commenceront avec les personnes les plus aimées ; qu’ils connaissent les itinéraires de mes filles, qu’ils savent où elles travaillent… », dit le « prof » Moncayo en racontant de quelle façon ils sont intimidés par des personnes qui ne se font pas connaître. De même, le Marcheur de la Paix fit remarquer que d’autres avertissements concernent l’installation de bombes, et ajoute qu’ils les avertissent qu »ils ne veulent pas les laisser tranquilles ».
« Les appels sont intimidants », dit Nohora Moncayo et ajouta que la peur qu’elle ressent est liée non seulement à la mise en danger de son père mais aussi de la mise en danger de toute sa famille. Pour sa part, Estela Cabrera, épouse du « Prof », manifesta qu’elle « était dans un état de panique… car n’importe qui aurait peur à leur place », dit-elle.
Aujourd’hui, les Moncayo sont confrontés à la douleur de devoir quitter Sandona (Narino), ville aimée, pour devoir se réfugier dans un pays où ils pourront vivre en paix, état de chose qu’ils n’ont pas connu depuis le jour où fût séquestré leur fils, puis libéré.
« La mort dans l’âme nous allons quitter le pays et chercher un autre pays qui nous offrira cette sécurité », ajouta Gustavo Moncayo en faisant référence à la nécessité de sortir de Colombie.
Le Professeur Gustavo Moncayo déposera officiellement une plainte mercredi prochain à la Fiscalia de Bogota, où il ira s’adresser pour faire connaître les faits. « Nous voulons présenter toutes les preuves devant la Fiscalia General et c’est pour cette raison que nous préférons nous organiser. C’est pour cela que bien qu’étant arrivés aujourd’hui à Bogota, nous ne déposerons la plainte que mercredi prochain », expliqua le Marcheur de la Paix.
Le sergent Pablo Emilio a déjà quitté le pays, à cause des menaces, confirma son père.
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